mardi 25 juillet 2017

Steeven Chapados : Dictionnaire philosophique et historique de la logique

Hermann - Juillet 2017


Ce dictionnaire ménage l’accès le plus clair et direct possible à l’arsenal terminologique de la logique. Il présente, pour toutes les notions fondamentales de cette discipline séculaire, l’éventail de leurs significations, les projets philosophiques d’où elles ont émergé, les étapes décisives de leur histoire depuis l’époque gréco-latine ainsi que les rapports que la logique entretient avec d’autres domaines du savoir, entre autres l’épistémologie, la métaphysique, la philosophie du langage, les mathématiques et la philosophie des sciences. L’ouvrage est conçu sur le modèle d’un vaste système hypertexte qui permet à ses utilisateurs de passer directement d’une notion à l’autre et de sonder l’univers et l’histoire de la logique selon des points de vue chaque fois différents.
À qui s’adresse cet ouvrage ? À ceux qui, par esprit de rigueur, sont soucieux d’asseoir leurs pensées sur des bases plus rationnelles, qui perçoivent la nécessité de se prémunir contre l’empire de l’argumentation trompeuse, qui désirent mieux comprendre les procédures formelles de la raison ou qui veulent, par curiosité, augmenter leur connaissance de l’histoire fascinante des idées en Occident.

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Emmanuel Betta : L'autre Genèse. Histoire de la fécondation artificielle

Hermann - Juillet 2017



Créer artificiellement la vie, cette utopie qui alimente l’imagination de l’homme depuis toujours s’est transformée en réalité concrète à partir du XVIIIe siècle, lorsque la science a commencé à enquêter sur le mécanisme de la génération.
Emmanuel Betta, qui en 2006 étudiait avec Animare la Vita le débat qui s’est développé au XIXe siècle à propos de la procréation, reconstruit ici l’histoire de la reproduction artificielle chez l’homme, des premières expériences de l’abbé Spallanzani à la mise au point de solutions efficaces entre les XVIIIe et XIXe siècles, jusqu’aux développements les plus récents de l’ingénierie génétique. La reproduction artificielle a ouvert de nouvelles perspectives qui opposent les finalités thérapeutiques pour les soins de la stérilité aux utopies eugénistes qui visent à remodeler l’humanité. Si, dès la fin du XIXesiècle, le Saint-Office a exprimé sa condamnation radicale, le débat entre juristes et hommes de sciences, politiques et théologiens, institutions laïques et religieuses n’a connu aucune interruption : au contraire, il est aujourd’hui encore bien vivant.

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lundi 26 juin 2017

Barbara Cassin : Si Parménide (Le traité anonyme "De Melisso Xenophane Gorgia", Edition critique et commentaire)

Septentrion - Juin 2017 - Cahiers de philologie


Les sophistes, ces étrangers itinérants qui se font payer pour parler: des sages ou des filous? Mais que disent-ils au juste, d'où vient le pouvoir de leur discours pour qu'ils aient séduit ou inquiété la Grèce et la philosophie?
Si Parménide, alors Gorgias. Toute sa force, la sophistique la tire de l'ontologie, du "Est" originel inauguré par le Poème de Parménide. La sophistique est une ontologie maximale, poussée à bout, démesurément fidèle à elle-même, jusqu'au renversement et à la catastrophe. Ou encore: l'origine dissimule et exploite une équivoque, c'est elle le sophisme, et la sophistique n'est jamais que de l'ontologie conséquente.
Au travers des défilés scrupuleux de la philologie, l'auteur explore le discours le plus violent du plus célèbre des sophistes, le Traité du non-être de Gorgias. "Rien n'est; si c'est, c'est inconnaissable; si c'est et si c'est connaisable, ce n'est pas montrable aux autres". A la fin du Traité, il ne reste rien,ou plutôt il reste rien, rien que du discours, dans un monde où "il n'y a que de l'entendre".
Ce traité est le dernier volet d'un tryptique jadis attribué à Aristote, le Sur Mélissus, Xénophane et Gorgias. L'étude du texte entier permet d'appréhender les mécanismes de la transmission: la doxographie, cette "écriture des opinions" grâce à quoi une bonne part de la philosophie antique est parvenue jusqu'à nous, apparaît ici comme un procès anonyme de citation généralisée, marquée par la sophistique.
Un tel travail voudrait permettre au lecteur non spécialiste de repérer toutes les opérations de constitution et d'interprétation d'un texte dont le statut de fait est toujours et très littéralement fiction.

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dimanche 25 juin 2017

Philippe Hamou : La mutation du visible. Essai sur la portée épistémologique des instruments d'optique au XVIIe siècle. Tome 2, Microscopes et téléscopes en Angleterre, de Bacon à Hooke

Presses Universitaires du Septentrion - Juin 2017 - Collection : Histoire des sciences


Ce volume poursuit en terrain anglais les recherches commencées autour de Galilée, Kepler et Descartes sur la portée intellectuelle et épistémologique de l'instrument d'optique au XVIIe siècle. Il s'attache en particulier aux répercussions des découvertes instrumentales dans les oeuvres de Bacon, Wilkins, Glanvill et aux relations entre optique et « philosophie expérimentale » telles qu'elles transparaissent dans l'oeuvre remarquable et méconnue de Robert Hooke.

SOMMAIRE

Première partie : Le " climat d'opinion " anglais 

CHAPITRE I
" Multi pertransibunt et augebitur scientia "
1. Nouveau Monde et autres Mondes
2. Voyages de découverte et révolution scientifique : les ambiguïtés d'un modèle
3. Francis Bacon face à la révélation galiléenne
a. Bacon sur la découverte scientifique
b. Le télescope inutile et incertain ?
CHAPITRE II
Le pédagogue du Nouveau Monde : John Wilkins
1. L'éloge de l'astronomie
2. La défense de la nouveauté
3. " Ad captum sensus " : littéralisme biblique et relativité optique
4. Conclusion
CHAPITRE III
Le don de longue vue des Modernes
1. Le télescope et la sénescence du monde
2. "Adam needed no spectacles " vision adamique et science parfaite
3. Du sens parfait au sens manquant, un intermède français : Cyrano aux Etats de la Lune
4. Glanvill et les antinomies de la " scepsis scientifica "
5. Plus Ultra : le don de longue vue et le futur de la science
6. Conclusion

Deuxième partie : Microscopie et micrographie à la royal society

CHAPITRE IV
Le parent pauvre du télescope
1. L'entrée en scène du microscope
2. L'invention d'un besoin pour le micro-monde
3. Anciennes doctrines sur le micro-monde : l'atomisme antique et sa critique aristotélicienne
4. Rendre compte des propriétés non-sensibles : qualités occultes et corpuscules
5. Un rôle philosophique pour le microscope : l'attestation oculaire du corpuscularisme
CHAPITRE V
L'alphabet du visible : la Micrographia de Robert Hooke 
1. Un prélude équivoque à la Micrographia : L'Experimental Philosophy de Henry Power
2. Hooke : la réconciliation avec le visible
a. Une vision certifiée
b. Le rôle des images
3. Vision et intelligibilité
a. Une vision certifiée
b. Le rôle des images
3. Vision et intelligibilité
a. La vision comme connaissance 
b. Vision microscopique et intuition mécaniste
c. Un exemple d'analyse micrographique, les propriétés urticantes de l'ortie
4. L'alphabet réel de la Micrographia
Chapitre VI
" L'oeil fidèl " d'Antoni Van Leeuwenboek
1. L'homme à tout faire de la Royal Society
2. Un homme de peu de foi : le Hooke de Shapin
3. Technicien et Philosophe : le Hooke de Bennett
4. " L'oeil fidèle "
CHAPITRE VIII
La promotion des instruments d'optique
1. Tour mécanique et " grandes lunettes " : la polémique avec Auzout
2. Newton, le télescope catadioptique et les limites de la réfraction
3. La polémique avec Hevelius sur les visées télescopiques
4. Conclusion
CHAPITRE IX
Un discours de la méthode
1. L'aspiration à la certitude
a. La restauration du savoir 
b. L'accroissement du pouvoir des sens
c. L'autopsie comme fondement de la certitude sensible
2. L'algèbre philosophique
a. Le programme inductif
b. Analyse et Synthèse 
c. Méthode analytique et résolution optique des phénomènes 
3. Hooke versus Newton : le sens méthodologique du conflit sur les couleurs
CHAPITRE X
L'emprise cosmique du paradigme visuel
1. L'oeil, mesure de toute chose
2. La lumière, âme du monde
3. Microcosme et macrocosme
Conclusion
Bibliographie
Index des noms
Index des notions
Table des illustrations

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vendredi 23 juin 2017

Denis Collin et Sébastien Barbara : Comprendre Herbert Marcuse

Max Milo - Juin 2017 - Collection : Essai graphique


Pourquoi revenir à Herbert Marcuse aujourd'hui ? Désigné par les commentateurs comme l'inspirateur des mouvements contestataires de 1968, classé parmi les " freudo-marxistes ", il semble qu'il soit aujourd'hui passablement oublié.
À tort. Marcuse est d'abord un philosophe qui s'inspire de la grande tradition de la philosophie allemande, celle de Kant, Hegel et Marx. Commentateur scrupuleux de Hegel, Marcuse en produit une lecture critique vivifiante, loin des idées toutes faites sur ce maître éminent. Fidèle à Marx – mais pas aux marxisme standard, ce qui lui a valu l'hostilité de tous les gardiens du temple marxiste – il lie étroitement la critique sociale à la théorie analytique de Freud. Bref avec Marcuse, c'est tout un pan de la culture moderne que nous sommes invités à reparcourir. 
Mais Marcuse est aussi l'un des penseurs de la théorie critique. Son objet, c'est la société industrielle avancée, la nôtre. On pourrait croire que ses œuvres décrivent notre présent alors qu'elles ont été écrites voilà un demi-siècle et plus. La " désublimation répressive ", l'utilisation du principe de plaisir au profit de la domination, c'est bien quelque chose qui a pris aujourd'hui une ampleur que l'on pouvait à peine soupçonner au moment où Marcuse écrit Éros et civilisation ou L'homme unidimensionnel. Comment ne pas voir que l'extension indéfinie du marketing et des techniques de la communication produisent cette uni-dimensionnalité de la pensée que Marcuse analyse et dénonce si vigoureusement ? 
Enfin Marcuse est un philosophe de la culture. L'art et le sens du beau sont, pour lui, essentiellement libérateurs. S'il continue de penser nécessaires l'émancipation politique et la transformation des rapports sociaux, il sait que la libération humaine est celle de l'individu qui doit reprendre possession de lui-même en se débarrasser de l'aliénation. Il ne s'agit pas de dessiner un avenir plus rationnel mais surtout la perspective d'une vie plus libre et plus belle.

Denis Collin est professeur de philosophie, docteur en lettres et sciences humaines. Il a publié Morale et justice sociale (Éditions du Seuil, 2001), Revive la République (Armand Colin, 2005), Le Cauchemar de Marx (Max Milo, 2009), La Longueur de la chaîne (Max Milo, 2011), Comprendre Marx (Max Milo, 2012).

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Jean-François Pradeau : Gouverner avec le monde. Réflexions antiques sur la mondialisation

Les Belles Lettres / Manitoba - Juin 2017


Les philosophes anciens ont écrit sur le rapport de la cité et du monde et c'est à eux que l'on doit les premières thèses « cosmopolitiques ». L'objet de l’essai de Jean-François Pradeau est d’exposer ces thèses, en les rendant accessibles à des lecteurs qui ne les connaissent pas. Ainsi l’essai présente-t-il ce que des auteurs comme Diogène le cynique, Platon, les stoïciens ou encore le Père de l’Eglise Saint Augustin ont pu dire de la citoyenneté mondiale et du rêve d’une cité mondiale unique qui réunirait enfin tous les peuples. Les questions qu’agite cette histoire ancienne du cosmopolitisme sont pour beaucoup celles de notre époque, qui a fait l’éloge pendant quelques décennies d’une forme d’émancipation cosmopolitique, qui a inventé une Europe supranationale, mais qui paraît aujourd’hui figée autour de ses frontières. Les grecs anciens qui ont inventé la formule « citoyen du monde » ont quelque chose à nous dire de la mondialisation. Ils nous rappellent avec une certaine simplicité que la vie humaine, qui est une vie politique, c’est-à-dire une vie qui n’est possible que dans les limites instituées d’une communauté civique, ne peut atteindre la tranquillité ou le bonheur sans apprécier à sa juste mesure la place qui lui convient dans le monde. Il est néfaste et finalement impossible de vivre sans se faire une certaine idée de ce monde et de son ordre, sans se représenter, ne serait-ce que de manière vraisemblable, ce qu’est l’univers et la place qui nous revient en son sein.

Professeur de philosophie antique à l’université de Lyon III - Jean Moulin, Jean-François Pradeau est avant tout un spécialiste de l’œuvre de Platon et de la tradition platonicienne sur lesquelles il a publié de très nombreux ouvrages. Dernièrement il a dirigé l’édition complète des sophistes (2009). Aux Belles Lettres, on lui doit la revue Études platoniciennes ainsi que de nombreux volumes dans la collection « Classiques en poche ».

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jeudi 22 juin 2017

Olivier Koettlitz et Nathalie Grall : Comprendre Bataille

Max Milo - Juin 2017 - Collection : Essai graphique


Ce petit livre n'a d'autre ambition que de proposer un parcours d'initiation à cette œuvre originale. Pour ce faire, nous empruntons un chemin balisé par quelques entrées caractéristiques d'une pensée non systématique. Toutes ces portes invitent cependant le lecteur à mieux comprendre ce que Bataille appelle la "souveraineté", qui est à la fois une expérience de pensée et de vie salutaire pour nous ici et maintenant. 
L'œuvre de Georges Bataille défie toutes les étiquettes qui permettent d'identifier une pensée pour mieux en arrêter le caractère protéiforme et dérangeant. À tous égards, la vie comme la pensée de Bataille n'ont rien de convenable. En empruntant diverses formes d'expression qui vont du récit de fiction halluciné à l'essai théorique en passant par le fragment, cet auteur exerce toujours une influence, le plus souvent souterraine, sur la littérature, la philosophie, les sciences humaines et les arts. La variation de ses centres d'intérêt et les enjeux que ceux-ci soulèvent sont animés d'une profonde unité et témoignent d'un sens aigu des problèmes qui taraudent notre humanité commune. Indifférent aux modes culturelles, c'est avec une probité rare que Georges Bataille n'a cessé, à ses risques et périls, de porter la pensée, le langage et l'expérience à des limites inouïes.

Olivier Koettlitz, né en 1969, enseigne la philosophie générale et appliquée depuis de nombreuses années à l'ESAAT (École Supérieure des Arts Appliqués et du Textile) à Roubaix. 

Nathalie Grall est une artiste graveur et une graphiste diplômée de l'École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Elle a été lauréate du Prix Grav'x en 1989 et choisie en 2013 pour être l'invitée d'honneur de la 55e exposition de gravures originales de "Pointe et burin" à la fondation Taylor à Paris. Elle travaille par thématiques et ses oeuvres sont notamment exposées en France et en Italie.

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Vincent Citot : Puissance et impuissance de la réflexion

Le Cercle Herméneutique - Juin 2017 - Collection Phéno


Réfléchir à la réflexion, penser la pensée et philosopher sur la philosophie, voilà ce que l’on propose de faire ici. Cette démarche est moins formelle qu’il n’y paraît, car interroger la nature et les exigences de la pensée philosophique engage toute une philosophie. Une philosophie qui n’est pas dupe d’elle-même et qui commence par examiner sa propre finitude. « La dernière démarche de la raison, c’est de connaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va jusque là », disait Pascal. Nous montrons dans un esprit proche que la réflexion est d’autant plus puissante qu’elle reconnaît son impuissance, comme la philosophie authentique doit se savoir doublement bornée, par la pensée scientifique d’une part, et par la pensée mystique d’autre part. Il ne s’agit pas de rabaisser la philosophie, mais au contraire de lui permettre de comprendre ce qui la comprend et de trouver sa juste place dans le champ intellectuel.
La première partie peut être lue comme une introduction générale au problème de la puissance et de l’impuissance de la réflexion, dans une triple perspective ontologique, gnoséologique et axiologique. La deuxième partie pousse plus loin la problématique, en particulier la question des horizons scientifique et mystique de la réflexion philosophique. La troisième partie définit la spécificité du problème philosophique, la nature et les exigences de la pensée philosophique. La quatrième partie, enfin, traite des bornes de la réflexivité philosophique et de l’intérêt pour la philosophie de se prêter à l’objectivation scientifique, à l’occasion d’une interrogation historiographique. Nous plaidons pour que l’écriture de l’histoire de la philosophie se soumette à des critères de scientificité plus stricts.

Vincent Citot est agrégé et Docteur en philosophie, enseignant à l’ESPE de Paris – Université Paris-Sorbonne.

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mercredi 21 juin 2017

Donatien Aubert : Vers une disparition programmatique d'Homo sapiens ?

Hermann - Juin 2017


La ruse et l’invention permettent à l’être humain de s’arracher à ses déterminations physiologiques. L’évolution de l’espèce ne s’accomplit pas au même rythme que le renouvellement de sa culture. Là résident une source de frustrations terribles et le rêve, caressé depuis l’aube de l’humanité, qu’elle puisse rompre avec l’ordre naturel, une ambition portée par les héros des récits mythologiques tels Gilgamesh ou encore Prométhée.
L’avènement des technosciences depuis la seconde moitié du XXe siècle laisse entrevoir la possibilité que l’homme puisse s’émanciper de son héritage évolutionnaire. Ces schémas d’anticipation ont été exacerbés par l’art, le cinéma et la littérature, dans des œuvres à partir desquelles se sont construites nos représentations du monde futur. Dans la culture transhumaniste, le développement du génie génétique et de l’intelligence artificielle annonce l’obsolescence du genre humain, devant lequel marcherait bientôt le dernier homme.
Ce dépassement hypothétique, martelé outre-Atlantique, relayé avec ferveur par la Silicon Valley, est-il plausible, et surtout, est-il souhaitable ? De nouveaux régimes artistiques (art-science, art corporel, arts numériques) accompagnent les mutations anthropologiques en cours d’instauration. Quelle part de responsabilité ont-ils dans la consolidation de ces imaginaires ?

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Monique Canto-Sperber : Philosophie grecque

PUF - Juin 2017 - Quadrige


Par son style et par son objet, cette histoire de la philosophie grecque a apporté une vision nouvelle de la pensée antique. Les thèses et les arguments des auteurs anciens ainsi que l'histoire des traditions philosophiques qui traversent l'Antiquité depuis les penseurs présocratiques jusqu'aux Byzantins du XVe siècle y sont exposés, analysés et parfois soumis à la critique.
Dans un tel ouvrage, les étudiants apprendront ce qu'il faut savoir lorsqu'on aborde l'étude de la philosophie antique. Les spécialistes, les philosophes et les esprits curieux y découvriront la fécondité d'une pensée, certes ancienne, mais dont tous les défis n'ont pas encore été relevés.

Monique Canto-Sperber est directeur de recherches au CNRS, philosophe et écrivain, spécialiste de l'Antiquité classique et de la pensée morale et politique contemporaine. Elle a dirigé l'École normale supérieure, a été présidente de l'Initiative d'excellence Paris Sciences et Lettres (PSL), et vice-présidente du Comité national d'éthique.

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mardi 20 juin 2017

Mathieu Terence : De l’avantage d’être en vie

Gallimard - Avril 2017 - Collection : L'infini


Une sagesse est à opposer au nihilisme. Une sagesse échappant à ses prédicats morbides, à son hypnose consumériste et à sa dangereuse frustration. On peut aspirer à un savoir universel, à prendre le contre-pied des expertises des spécialistes qui focalisent sur les détails du phénomène au point de lui faire dire l'inverse de ce qu'il accomplit. On peut cultiver son second souffle et rompre son isolement en partageant la joie d'une vie délivrée du conditionnement mélancolique, une vie véridique. On peut célébrer l'avantage d'être en vie.

Mathieu Terence a publié des fictions, des essais, des poèmes parmi lesquels L'autre vie (Gallimard, 2009) et Le talisman (Grasset, 2016).

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lundi 19 juin 2017

Raphaël Draï : Le mythe de la Loi du Talion

Hermann - Juin 2017


« OEil pour oeil, dent pour dent ». Cette sentence biblique résume une conception de la justice comme devant être à la fois impitoyable, ferme et équitable. Elle énonce le juste à travers un strict calcul égalitaire, une équation entre la sanction (la peine) et le préjudice (le crime commis). Pourquoi qualifier cette loi du talion de mythe ? Parce qu'elle est rapportée depuis des millénaires à la culture juive. Le contresens est total à cet égard. Le droit hébraïque a constamment récusé le principe du talion et toutes ses modalités. Le talion marque l'investissement paradoxal de la Loi et du Droit par un désir aveugle de vengeance, de réparer par un strict équilibre des peines les dommages subis. En cela, Raphaël Draï montre comment cette loi est imprégnée de part en part par la pulsion de mort, et reconstitue, dans cet ouvrage devenu un classique, les principes fondamentaux de la Loi juive ainsi que ses évolutions en matière de droit pénal et de réparation juste du dommage causé à autrui.

Raphaël Draï (1942-2015), professeur agrégé de sciences politiques, a été doyen de la faculté de droit et des sciences politiques et sociales d'Amiens et d'Aix-en-Provence. Philosophe, dramaturge et écrivain, il est l'auteur de très nombreux ouvrages et fut l'un des meilleurs spécialistes du droit hébraïque.

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